La ministre déléguée à l'Égalité femmes-hommes, Aurore Bergé, a déclaré ce jeudi sur Sud Radio que des réformes essentielles pour lutter contre les violences sexuelles à l'égard des femmes et des enfants seront réalisées "avant la fin du quinquennat".
"Il est indéniable que nous allons avancer sur ce sujet crucial", a-t-elle insisté. Elle a souligné son engagement à adopter toutes les mesures nécessaires pour garantir la protection de ceux qui en ont besoin. "Nous ferons les changements législatifs s'il le faut", a-t-elle ajouté.
Le projet de loi visant à protéger les enfants, qui inclura, espérons-le, le principe de l'imprescriptibilité des violences sexuelles, sera examiné dès le 15 juillet à l'Assemblée nationale. Aurore Bergé a précisé qu'elle comptait examiner, tout au long de l'été, d'autres dispositions urgentes, soulignant l’importance d’agir rapidement sur certaines questions, notamment la formation des agents.
La ministre a également salué la décision du parquet de Paris de faire appel d'une relaxe prononcée à l'égard d'un animateur périscolaire accusé par des enfants. Bergé a affirmé : "Dès que les enfants s'expriment, il est de notre devoir de les protéger", insistant sur la nécessité de réponses judiciaires fermes.
Jean Sannier, avocat de l'association Innocence en danger, a également exprimé son inquiétude : "Un jugement qui dit aux enfants : 'Je te crois, mais je ne te protège pas' n'est pas acceptable", a-t-il déclaré sur Europe 1. Ces opinions soulignent l'urgence d'agir dans le cadre de la réforme législative.







