Mercredi soir, Donald Trump et les autorités iraniennes ont signé à distance un protocole d'accord qui pourrait transformer le paysage géopolitique. Cet accord stipule que Téhéran s'engage à diluer son uranium enrichi en échange de la levée des sanctions américaines. Voici ce que l'on sait jusqu'à présent.
Depuis le château de Versailles, où il était convié par Emmanuel Macron, Donald Trump a officialisé cet accord. La signature a été réalisée simultanément par les responsables iraniens, renforçant l'idée d'un rapprochement entre les deux nations.
Cette entente permet à l'Iran de diluer son uranium enrichi, tout en annonçant la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz et une cessation des hostilités sur plusieurs fronts, notamment au Liban. Ce protocole marque une avancée significative vers la paix, suite au conflit qui a éclaté le 28 février entre les États-Unis, Israël et l'Iran.
Donald Trump signe l'accord au château de Versailles
Donald Trump, participant au sommet du G7 à Paris, a confirmé sa signature tout sourire, devant les caméras. "Je viens de le signer", a-t-il déclaré en quittant le château. Une vidéo diffusée par un responsable de la Maison Blanche immortalisait ce moment solennel.
Selon Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, l'Iran a également signé le texte, permettant ainsi une levée immédiate des blocus sur ses ports, comme l’a souligné le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif.
Période de négociations de deux mois
Le protocole précise que les États-Unis suspendent immédiatement leurs sanctions concernant le pétrole iranien. De plus, un engagement est pris pour lever entièrement les restrictions si un accord définitif est atteint au terme de 60 jours de négociations. Pendant ces deux mois, les deux nations discuteront d’un mécanisme pour traiter les stocks d’uranium, impliquant l’AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique).
L'Iran devra également garantir, dans un délai de 30 jours, le plein rétablissement des échanges dans le détroit d'Ormuz, vital pour l'économie mondiale. Les États-Unis, quant à eux, envisagent de mobiliser un fonds de 300 milliards de dollars pour soutenir la reconstruction de l’Iran, sans engagement financier de leur part.
Un accord salué par le G7
Les membres du G7, réunis à Paris, ont salué cette avancée comme une "opportunité historique" pour empêcher l'Iran de se doter d'armes nucléaires. La Chine, de son côté, a souligné l'importance d'une application rigoureuse de l'accord pour éviter toute ingérence extérieure. Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères, a insisté sur la gestion prudente des passages maritimes au Golfe.
Après l'annonce de la signature de l'accord, les cours du pétrole ont légèrement progressé. Le Brent, référence mondiale, a gagné 0,75 %, atteignant 79,55 dollars le baril, les investisseurs restant prudents face à cette nouvelle dynamique.







