Lors d'une réunion des ministres de la Défense de l'Otan à Bruxelles le 18 juin, Pete Hegseth a révélé son intention de mener un réexamen approfondi de la présence militaire des États-Unis en Europe. Cette évaluation de six mois vise à analyser l'implantation des forces américaines sur le continent.
"Ce sera un véritable réexamen. Nous voulons garantir une avancée rapide vers une Europe qui prend la responsabilité de sa propre défense," a déclaré Hegseth, soulignant l'importance d'une armée européenne autonome face aux préoccupations croissantes sur la sécurité.
Il a également stipulé que ce réexamen pourrait assurer aux États-Unis l'accès aux bases militaires de l'Otan lorsque cela est nécessaire. Ce changement intervient après un flot de critiques envers certains pays européens qui avaient refusé de laisser les forces américaines utiliser leurs bases lors du conflit en Iran.
Hegseth a également menacé de réduire la contribution financière des États-Unis à l'Otan si certains alliés ne respectent pas leurs engagements de dépenses militaires, une position qui a suscité des échos dans la presse. "Notre contribution sera conditionnée par le respect des objectifs de défense par d'autres pays. Si certains pays tardent à investir comme ils devraient, cela reflétera dans nos contributions," a-t-il averti.
Le sommet de l'Otan à La Haye, l'année dernière, a vu les alliés s'engager à investir au moins 5% de leur PIB d'ici 2035 dans la sécurité, ce qui soulève des questions quant à l'éventuelle pression exercée sur les pays hésitants.
Cette prise de position de Hegseth a été perçue par plusieurs experts comme une tentative de galvaniser les efforts militaires en Europe, alors que la sécurité sur le continent reste une préoccupation prédominante. Des sources ont rapporté que cette approche pourrait engendrer des tensions entre les États-Unis et certains de leurs alliés européens, notamment ceux qui luttent contre des difficultés économiques.







