Le vice-président de Scola Corsa, Jean-Pierre Luciani, a été convoqué devant le tribunal de police d'Ajaccio pour le 2 septembre prochain. Cette affaire fait suite à une tentative d'intrusion dans les locaux du rectorat, ainsi qu'à des allégations d'agression envers une employée, que Luciani dément avec ferveur.
Comparution au tribunal d'Ajaccio
Jean-Pierre Luciani, également secrétaire national du STC Educazione, comparaitra à 14 heures. Le parquet lui reproche des “violences ayant entraîné une interruption de travail inférieure à 8 jours” suite à une “intrusion non autorisée” dans les locaux du rectorat corse le 16 juin dernier. Le procureur de la République d'Ajaccio a précisé qu'une technicienne de surface aurait déposé plainte après cette rencontre, se voyant attribuer trois jours d'ITT.
Jean-Pierre Luciani dément toute agression
Luciani a rapidement contesté les faits lors de sa sortie de garde à vue. Selon lui, il aurait agi en prenant des clés avant l'arrivée du personnel, niant catégoriquement toute agression. Dans ses propres mots : “Je suis bien visible en train de subtiliser les clés et de rentrer dans le rectorat. Le reste, c’est de la littérature”.
Un contexte de mobilisation pour Scola Corsa
L'incident intervient dans un cadre de mobilisations croissantes en soutien à Scola Corsa. Le même jour, à Bastia, une vingtaine de parents d'élèves ont pénétré les salons de la Préfecture de Haute-Corse pour exprimer leurs inquiétudes concernant l'avenir du réseau d'écoles immersives, notamment en ce qui concerne une subvention de 1,3 million d'euros ainsi que la possible contractualisation de six postes d'enseignants pour la rentrée. La préfecture s'est engagée à fournir des réponses sous 48 heures, un délai qui expire bientôt.
La situation soulève de vives discussions dans l'opinion publique, comme le rapportent plusieurs médias locaux. Les enjeux éducatifs dans cette région sont cruciaux, et la tension n'a jamais été aussi palpable.







