Le Conseil d'État a rejeté la demande de Salah Abdeslam visant à assouplir ses conditions de détention. L'homme, seul survivant des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, avait sollicité un allègement de son isolement en prison, un accès aux unités de vie familiale, et la fin des fouilles intégrales.
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a réagi avec satisfaction, qualifiant cette décision de victoire pour "l'autorité de l'État, le travail des agents pénitentiaires et la lutte contre le terrorisme". Cette décision suit l'ordonnance du tribunal administratif de Lille qui avait précédemment écarté sa demande en février 2025.
Selon Europe 1, le pourvoi de Salah Abdeslam n’a pas été retenu. Le Conseil d'État a jugé ses arguments non fondés et n’a pas donné suite à son appel.
En parallèle, le tribunal de Lille avait imposé des restrictions sur ses parloirs, ne lui permettant de communiquer avec ses visiteurs que via un hygiaphone, soulignant ainsi la gravité de sa situation en détention. Des rapports indiquent également qu'Abdeslam aurait tenté de contacter d'autres détenus pour discuter de projets alarmants, ce qui a sans doute pesé dans la balance lors de l'examen de sa demande.
Le contexte sécuritaire étant toujours préoccupant, cette décision réaffirme l'engagement des autorités françaises à maintenir des mesures strictes vis-à-vis des individus impliqués dans des activités terroristes. La gestion de la détention de Salah Abdeslam reste un sujet de débat public, reflétant des inquiétudes autour de la radicalisation en milieu carcéral.







