Le gouvernement iranien a clairement exprimé ses intentions, réaffirmant le droit de souveraineté sur le détroit d'Ormuz. Lors d'une déclaration publiée le 17 juin, le négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré : « L'Iran a un droit de souveraineté sur Ormuz, et bien sûr, nous percevrons une redevance pour ces services ».
Après une période de 60 jours sans frais prévue par le protocole d'accord conclu avec les États-Unis, l'Iran a indiqué son intention de commencer à faire payer les navires traversant cette voie maritime stratégique. Cette décision intervient dans un contexte où le détroit, clé pour le transit de pétrole, n'est pas revenu à une situation normale depuis le début du conflit en février.
Ghalibaf a ajouté : « Le détroit ne reviendra pas à la situation d'avant-guerre », soulignant ainsi la détermination de Téhéran à maintenir son contrôle sur cette région. Les conditions de sécurité dans le détroit, déjà délicates, s'en trouvent d'autant plus affectées, comme l'indiquent les analyses de l'expert en géopolitique, Léonard Vasseur, qui souligne que cette décision pourrait avoir des répercussions significatives sur les marchés pétroliers mondiaux.
Le texte du protocole d'accord a été initialement dévoilé par les deux parties, stipulant que « la République islamique prendra des dispositions, en déployant ses meilleurs efforts, pour assurer la sécurité du passage des navires commerciaux sans frais pendant 60 jours uniquement ». Cependant, l'annonce des frais à l'issue de cette période soulève des questions quant à l'avenir des échanges maritimes via cette voie vitale, perturbée par des tensions de longue date.







