Les associations mobilisées demandent à la population de se rassembler tous les lundis devant les tribunaux à travers la France, ainsi qu'au ministère de la Justice à Paris, pour revendiquer une loi intégrale contre les violences.
Cette coalition, qui réunit près de 150 associations et syndicats, a également prévu de mener une grande marche populaire le 4 juillet. "Nous voulons organiser un rassemblement inclusif, ouvert à tous", souligne Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes.
Les participants réclament "une loi-cadre complète contre les violences faites aux femmes et aux enfants, accompagnée de moyens substantielles". Une pétition en ligne pour soutenir cette initiative a déjà recueilli plus de 200 000 signatures.
Lundi dernier, des milliers de personnes se sont mobilisées dans plusieurs villes de France, y compris Paris, pour exprimer leur colère concernant le traitement judiciaire de l'affaire Lyhanna.
Une proposition de loi intégrale
L'affaire Lyhanna, jeune fille de 11 ans, a soulevé des questions cruciales sur les défaillances du système judiciaire, renforcées par des accusations de viols sur mineures contre le principal suspect. Une proposition de loi intégrale a été déposée fin 2025, mais elle n'a pas encore été examinée par les autorités.
Ce texte, qui compte 79 articles, a reçu le soutien de nombreux députés, mais n’a pas été inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée, a récemment exhorté le gouvernement à prioriser ce sujet lors de la prochaine session.
Le gouvernement envisage d'intégrer certaines mesures de protection des enfants dans une proposition de loi qui est déjà en discussion. Parmi elles figurent des peines renforcées pour les violeurs de mineurs et un délai fixé de trois mois pour les enquêtes concernant les crimes sur enfants.







