Alors qu'une intersyndicale s'est réunie ce mercredi au ministère de l'Éducation, le député LFI Bastien Lachaud a également attiré l'attention sur la proposition de suppression de 275 classes en Seine-Saint-Denis pour la rentrée 2026. En parallèle, l'association Faune Alfort met en lumière la problématique croissante d'accueil des animaux sauvages blessés.
Des centres de soins sous tension
Seul centre spécifiquement dédié à la faune sauvage en Île-de-France, l'association Faune Alfort, en collaboration avec l'École vétérinaire de Maison-Alfort, prend en charge chaque année des milliers d'oiseaux et de mammifères blessés. La directrice de l'association, Céline Griseau, fait état d'une hausse alarmante des animaux accueillis, qui varie entre 10 et 20 % chaque année. "Rien que l'année dernière, nous avons sauvé plus de 10 500 animaux," explique-t-elle. Les événements climatiques extrêmes, tels que canicules et orages violents, exacerbent la situation en fragilisant la faune locale. "Nous avons observé des vagues d'oiseaux fuyant leurs nids devenus inhospitaliers en période de chaleur," ajoute-t-elle, soulignant la vulnérabilité des espèces face au dérèglement climatique. Parmi les animaux accueillis, on trouve principalement des oiseaux familiers, tels que les corvidés et les rapaces, ainsi que des mammifères comme les renards et les fouines.
Une mobilisation citoyenne essentielle
La prise en charge des animaux blessés repose largement sur le soutien des citoyens. Ceux-ci sont encouragés à contacter les autorités en cas de découverte de mammifères dangereux, car l'association ne peut pas intervenir sur le terrain. Pour les oiseaux, Céline Griseau recommande de les couvrir avec un linge pour les transporter au centre. En ce qui concerne les jeunes oiseaux, l'idée reçue selon laquelle une mère abandonne son petit si un humain l'a touché est erronée. "Si le nid est accessible, il est tout à fait possible de remettre l'oisillon à sa place," assure-t-elle.
Faire un don pour soutenir cette noble cause est essentiel. Le soutien financier et le bénévolat sont vitaux pour assurer la continuité des soins nécessaires à la faune sauvage.







