Le lundi 1er juin, la FabricA d'Avignon a accueilli plus de 500 spectateurs pour la présentation du livre Et la joie de vivre par Gisèle Pelicot. Parmi eux, Milouda, une Avignonnaise de 70 ans, a assisté à cet événement, animée par le désir d'apprendre à lire le français.
Milouda, qui commence tout juste à maîtriser la langue, a acheté le livre de Gisèle Pelicot dans l'espoir de suivre son exemple. "Comme je sais un petit peu lire, je vais essayer de le lire", confie-t-elle, déterminée à progresser malgré ses débuts.
Un modèle de courage
La détermination de Gisèle Pelicot, qui a surmonté une histoire personnelle chargée, éveille l'admiration de Milouda. "Moi, je n'ai pas eu le courage de parler", avoue-t-elle. "Je l'admire vraiment. J'espère que toutes les femmes qui ont vécu des choses similaires auront le courage de parler et de se défendre, parce que ce n'est pas facile."
Milouda souhaite également adresser ses félicitations à Pelicot pour son courage : "Elle a eu beaucoup de courage, bravo. Je lui souhaite une bonne continuation et qu'elle soit heureuse jusqu'à la fin de sa vie." Ce témoignage témoigne d'un élan de solidarité entre femmes, renforçant une communauté qui milite pour la résilience et la prise de parole.
Cette rencontre à Avignon ne se limite pas à la simple présentation d'un livre, mais devient un symbole d'espoir et d'émancipation, illustrant combien le désir d'apprendre et de s'exprimer peut transformer des vies, même à 70 ans.







