Le 25 mai, Almerys, acteur majeur dans le domaine du tiers payant en France, a révélé avoir subi une cyberattaque compromettant les informations personnelles de ses assurés. Les noms, prénoms, et numéros de sécurité sociale des bénéficiaires ont été exposés, soulevant de vives inquiétudes quant à la sécurité des données.
Dans son communiqué, l'entreprise a précisé que cette intrusion a concerné « l'ensemble des clients » et a permis un accès non autorisé à leur site dédié aux prises en charge (PEC) indispensable pour divers services de santé. Almerys a répondu rapidement en « prenant des mesures immédiates pour identifier et neutraliser les accès concernés ».
Le site PEC est actuellement fermé, ce qui entrave les demandes de prise en charge notamment en optique et en dentaire. Selon les déclarations d'Almerys, « les parties prenantes concernées ont été immédiatement informées » des conséquences de cette situation.
Les données potentiellement compromises incluent des éléments cruciaux tels que le nom, le prénom, la date de naissance, le numéro de sécurité sociale, le nom de l'assureur santé, et même les détails de la couverture. Cependant, « les informations bancaires, les données de santé, et les contacts n'ont pas été compromises », a rassuré l'entreprise.
Plusieurs mutuelles touchées
Almerys a également indiqué que ses autres services restent opérationnels. Les activités de gestion et de traitement des flux continuent de fonctionner normalement, bien que la situation « soit circonscrite au site de délivrance des prises en charge concerné ».
En réponse à cet incident, l'assureur santé Alan a émis un avertissement à ses adhérents, les incitant à la vigilance. Almerys, qui a déjà été victime d'une cyberattaque en début d'année, a déposé une plainte et informé la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) ainsi que l'agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi).
Le parquet de Paris a ouvert une enquête, la brigade spécialisée de la préfecture de police étant désormais impliquée pour éclaircir les circonstances de cette cybercriminalité.







