Au lendemain de l'arrestation de seize individus « en lien avec le périscolaire » de l'école parisienne Saint-Dominique, Élisabeth Guthmann, cofondatrice du collectif SOS Périscolaire, a exprimé sa satisfaction face à cette avancée.
« Enfin », s'exclameront certains. C'est en tout cas le ressenti de Guthmann, qui a salué ces arrestations comme un véritable tournant dans le scandale entourant le périscolaire à Paris. Les seize personnes interpellées sont « en lien avec le périscolaire des écoles Saint-Dominique, Rapp et La Rochefoucauld », a précisé le parquet dans un communiqué.
« Pour nous, ces interpellations de masse marquent enfin un mouvement tangible. C’est un geste très fort et un signe d’espoir dans cette affaire emblématique », a-t-elle déclaré sur RMC. Ce développement fait suite à diverses plaintes déposées, révélant des comportements inappropriés auprès des enfants.
Un dysfonctionnement majeur qui perdurait depuis longtemps
Pour Élisabeth Guthmann, ces interpellations révèlent un problème sérieux. « Cela prouve qu’un dysfonctionnement majeur, présent depuis des années, a été ignoré trop longtemps », a-t-elle observé. Rappelons que l'émission « Cash Investigation » avait précédemment dévoilé des vidéos troublantes, où des animateurs agissaient de manière inappropriée avec les enfants.
Les arrestations ont été motivées par des plaintes portant sur des faits de gravité variée, allant des agressions sexuelles aux comportements violents. « Ces événements soulignent l'ampleur des problèmes rencontrés dans le périscolaire », a noté le parquet de Paris.
Le collectif espère que cette action en amènera d'autres similaires dans différents établissements parisiens concernés par des allégations de violences psychologiques ou sexuelles. Guthmann cite l'affaire de l'école Paul Dubois, où les premiers signalements datent de 2019, comme un exemple des erreurs à ne pas reproduire. Elle avait indiqué au Parisien : « L’affaire Paul-Dubois aurait dû être un modèle de ce qu'il faut éviter. »







