Dans une démarche visant à sécuriser les transports publics, le gouvernement a initié une expérimentation novatrice permettant à certains agents de la SNCF et de la RATP de porter des pistolets à impulsions électriques, communément appelés Tasers. Ce dispositif sera actif dans plusieurs grandes gares et sur certaines lignes du RER en Île-de-France.
Le décret publié au Journal officiel le 10 mai dernier stipule que 10 % des agents de sûreté - soit environ 300 à 400 personnes - seront inclus dans cette phase d’essai qui s’étendra sur trois ans. Parmi les gares concernées figurent Paris-Austerlitz, Paris-Saint-Lazare, Lyon-Part-Dieu, Marseille-Saint-Charles et Rennes, ainsi que les lignes D et E du RER, comme l’a rapporté Valeurs Actuelles.
Des règles strictes pour l’usage du pistolet à impulsion électrique
Bien que cette mesure soit censée améliorer la sécurité, son usage sera régi par des directives strictes. Les agents concernés devront compléter une formation spécifique d’au moins 18 heures. De plus, l’utilisation de ces armes est prohibée contre certains groupes vulnérables, tels que les enfants et les femmes enceintes, et ne pourra pas être appliquée dans des situations où cela pourrait mettre d’autres personnes en danger.
La ministre des Transports a souligné que l'impact de cette mesure sera évalué régulièrement afin d'assurer une réponse proportionnelle aux défis sécuritaires rencontrés par les agents dans l’exercice de leurs fonctions. Selon des experts du domaine, la possibilité d'équiper les agents de dispositifs de défense comme les pistolets électriques pourrait constituer un point de basculement dans la lutte contre les incivilités croissantes observées dans les transports en commun.
Cette initiative est soutenue par plusieurs syndicats de transport qui envisagent cette évolution comme une avancée nécessaire face à un climat d’insécurité grandissant parmi les usagers. Cependant, elle suscite également des débats sur les implications éthiques et sécuritaires de l’usage de tels dispositifs, le tout dans un contexte où plus d'un Français sur deux se déclare inquiet pour sa sécurité dans les transports publics, selon un sondage récent.







