À la suite du match Bayern-PSG, qui s'est terminé sur un score de 1-1 en demi-finale retour, la capitale a connu des débordements notables. Un bilan préliminaire fait état de 95 personnes en garde à vue, parmi lesquelles neuf mineurs parisiens. Ces informations ont été rapportées par le parquet de Paris.
Les affrontements ont également vu 127 interpellations dans la région parisienne, 11 personnes blessées, dont une de manière grave, ainsi que 23 policiers légèrement affectés, comme l'a indiqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. Les infractions signalées incluent des violences à l'encontre des forces de l'ordre, qui pourraient entraîner des peines allant jusqu'à dix ans d'emprisonnement, compte tenu des circonstances aggravantes.
Le ministre a fermement condamné ces débordements sur des médias tels que CNews et Europe 1, déplorant que ces incidents deviennent trop fréquents lors des victoires du PSG. Largement applaudi pour sa performance, le club parisien a néanmoins été au cœur de ce chaos post-match.
Des tensions ont éclaté près du Parc des Princes, où les forces de police ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les foules. Des tentatives de descente sur le périphérique ont été rapidement contrées par les unités de police. Ce climat de violence a aussi impacté une exposition photographique en plein air de Yann Arthus-Bertrand, située place de la Concorde, qui a subi des dégradations.
"Vive le foot, la photographie et le vivre ensemble", a написано sur son compte Instagram, où il a partagé des photos de l'exposition endommagée. Malgré les tensions, des bénévoles se sont rapidement mobilisés pour remettre l'exposition en ordre, une initiative saluée par l'artiste.
En prévision de la finale de la Ligue des champions entre le PSG et Arsenal le 30 mai prochain à Budapest, le ministre Nuñez a promis une application stricte de la sécurité, toute forme de débordement ne sera pas tolérée. Toutefois, il a exprimé des préoccupations quant à l'annonce d'une fan zone par le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, soulignant qu'une discussion préalable avec le préfet aurait été la bienvenue.
En réponse, l'entourage du maire a rappelé que l'intention de créer une zone de retransmission gratuite visait à rassembler les supporters dans un moment de joie collective, tout en considérant les aspects de sécurité nécessaires.







