Le constructeur Alstom a levé le voile sur la première rame du futur RER B, présentée ce jeudi à la presse. Ces nouveaux trains, dotés de deux niveaux, sont attendus en Île-de-France à partir de 2028, après un retard de plus de trois ans.
Pour les millions de passagers empruntant quotidiennement le RER B, cette annonce est un vrai soulagement. La première rame, fabriquée à l'usine d'Alstom à Valenciennes, représente une avancée significative dans la modernisation des infrastructures ferroviaires.
Avec un nez arrondi, de larges portes et une aménagement intérieur totalement reconfiguré, cette nouvelle génération de trains se distingue nettement de ses prédécesseurs des années 1980. Éclairages LED, prises USB et écrans d'informations sont autant d'évolutions qui enrichiront l'expérience des usagers.
35% de places en plus
Chaque rame pourra accueillir 1.063 passagers, soit une augmentation de 35% par rapport aux rames actuelles. De ce fait, environ 700 passagers pourront voyager debout, et 342 seront assis, avec une augmentation de 10% du nombre de sièges.
Pour faciliter l'accès, les portes du futur RER B mesureront 3 mètres de large, offrant un confort d'embarquement similaire aux rames NG en circulation sur les lignes D et E.
Plancher chauffant et prises USB C
Parmi les innovations notables, un plancher chauffant garantira une répartition uniforme de la chaleur, tandis que des prises USB de type C, conformes aux dernières évolutions technologiques, seront intégrées. Cela contraste avec celles de type A, de moins en moins standards.
Redresser la ponctualité
Ces nouveaux trains sont également considérés comme une pierre angulaire du plan de redressement de la ligne, décrite comme "en souffrance" par Île-de-France Mobilités (IDFM). Bien que des progrès aient été observés en matière de ponctualité – de 85,1% en 2023 à 89,1% en 2025 – des réajustements restent nécessaires pour satisfaire les attentes des usagers. Les usagers des branches nord de la ligne, qui ont subi des perturbations significatives, reçoivent des compensations pour l'année 2025 en raison des fréquentes annulations et retards.
Un projet encore en retard
Malgré les avancées, la route est encore semée d'embûches. Bien que la première rame soit une avancée prometteuse, les 146 trains commandés par Île-de-France Mobilités, pour un coût total de 2,5 milliards d'euros, se font toujours attendre. Des retards de fabrication ont été signalés, incitant Valérie Pécresse à parler d'un "dérapage" des délais, ce qui a conduit à des prévisions alarmantes pour la mise en service en 2029. Alstom affirme toutefois qu'un premier train pourrait être en circulation d'ici fin 2028.
Ces transformations visent à améliorer la mensualité des trajets, dont la régularité demeure critiquée. Avec l'arrivée du système de pilotage automatique "Nextéo" prévu pour 2031, l'espoir d'un futur plus serein pour les usagers du RER B se confirme. Tous ces éléments contribuent à imaginer un avenir moins chaotique pour cette ligne cruciale et en pleine mutation.







