Infectiologue à l'hôpital Antoine-Béclère à Clamart, le Dr Imad Kansau a récemment évoqué les enjeux liés au hantavirus, soupçonné d’être responsable de plusieurs décès sur un bateau de croisière au large du Cap-Vert.
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Flore Maréchal : Nous nous remémorons tous l'épidémie de Covid-19. Pouvez-vous nous rassurer sur la situation actuelle ?
Imad Kansau : Nous espérons sincèrement que de telles circonstances ne se reproduiront pas. Les directives en cours sont effectivement appropriées. La situation exige d'isoler les infectés et de mettre en application des mesures de prévention bien connues, comme le port du masque et l'isolement. Ces pratiques permettront de réduire le risque de transmission interhumaine et les éventuelles mutations virales. L’OMS nous assure que la situation est sous contrôle, ce qui est à noter.
Le croisiériste a annoncé qu'aucun cas symptomatologique n'était actuellement recensé à bord. Cela est-il une bonne nouvelle, ou faut-il rester vigilant concernant le délai d'incubation ?
C'est effectivement une nouvelle rassurante. Cependant, nous devons garder à l'esprit le délai d'incubation qui peut varier de 2 à 6 semaines. C'est pourquoi des mesures de précaution, ou de quarantaine, sont mises en œuvre. À partir de cette semaine, tous les patients et contacts seront soumis à ces mesures, pour prévenir toute propagation.
Vous avez mentionné le recours à l'isolement des malades et le suivi des contacts. Quelles ressources sont mises à disposition des passagers débarqués ?
Ces mesures sont non seulement judicieuses, mais également essentielles pour éviter le risque de transmission. Des infrastructures sont disponibles pour accueillir les passagers débarqués dès lundi, garantissant leur sécurité et leur bien-être.
En ce qui concerne la transmission, le virus serait également lié aux rongeurs, et il n’existe pas de vaccin, c'est correct ?
En effet, à l'heure actuelle, aucun vaccin n'est disponible contre le hantavirus. Bien qu'un antiviral, la ribavirine, ait été utilisé dans quelques cas, son efficacité n'est pas scientifiquement prouvée. La prévention repose donc sur l'isolement des cas, ainsi que sur une vigilance accrue face aux contacts avec les rongeurs et les débris potentiellement contaminés.
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