L'artisan emblématique de Bordeaux, Philippe Baillardran, est confronté à des difficultés financières qui l'ont conduit à demander un placement en redressement judiciaire. L'objectif principal ? Assurer la continuité de son entreprise et protéger les emplois qui en dépendent.
Après presque 40 ans à hisser le canelé au rang de référence culinaire, Baillardran a rencontré des défis majeurs : une tentative de vente avortée et des impayés de loyers. Selon Sud Ouest, cette situation résulte d'une série de revers, y compris des hausses de coûts liées à l'électricité et aux matières premières.
Ayant établi un empire autour de la recette traditionnelle du canelé, Philippe Baillardran, aujourd'hui âgé de 70 ans, a vu son entreprise, qui avait auparavant généré un chiffre d'affaires de 15 millions d'euros, plonger sous les effets d'une concurrence accrue et de l'inflation. "Nous avons enregistré un chiffre d'affaires de 8,2 millions d'euros en 2025, mais cela n'a pas suffi à couvrir nos charges", explique-t-il.
Dans le cadre de cette initiative, Baillardran espère que son entreprise, Will Distribution, pourra être reprise partiellement ou totalement. Les enjeux sont grands, tant pour la marque que pour les 95 employés qu'elle emploie. "Je suis confiant quant à l'intérêt que suscite notre marque. Nous sommes en discussion avec plusieurs repreneurs potentiels", a-t-il ajouté.
Cette situation n'est pas unique dans le secteur. Comme le souligne un expert en économie locale, les artisans pâtissiers sont confrontés à une pression sans précédent, exacerbée par un marché de plus en plus compétitif. "Les marques traditionnelles doivent innover tout en préservant leur héritage", souligne cet expert.
Philippe a finalement mentionné : "L'essentiel est de maintenir l'emploi et d'assurer la pérennité de notre marque. Nous espérons qu'une solution sera trouvée rapidement." La situation de Baillardran soulève des questions non seulement sur l'avenir de cette institution bordelaise, mais aussi sur la viabilité des artisans face aux défis contemporains du commerce.







