La capitale girondine a subi un important recul dans le dernier classement établi par la fondation 30 Millions d'Amis, qui évalue les villes les plus adaptées à la vie animale. D'après les critères mis en place, Bordeaux est tombée de la 5e à la 12e place en l'espace d'une année.
Alors que Grenoble se hisse fièrement à la tête du palmarès 2024, suivie par Boulogne-Billancourt et Lille, Bordeaux dénote par son déclin marqué. Avec une population de plus de 100 000 habitants, la métropole girondine fait désormais face à une concurrence croissante d'autres villes telles que Montpellier, Paris et Strasbourg, qui se classent respectivement 9e, 8e et 7e dans ce classement très surveillé.
Le classement s'appuie sur six critères essentiels : l'accès aux espaces publics, la propreté, la sensibilisation au bien-être animal, l'engagement des élus envers la protection animale, la solidarité envers les associations de défense des animaux et la gestion des chats libres dans l'espace urbain. Selon la fondation, ces critères peuvent avoir évolué, impactant ainsi le classement. L'accessibilité aux espaces publics, par exemple, a changé, passant du nombre total d'espaces à la surface allouée par animal. Une telle modification a favorisé l’ascension de Grenoble, qui a bénéficié d'une approche plus prenant en compte l'intégration des animaux.
Les résultats de Bordeaux sont particulièrement préoccupants en matière de sensibilisation à la cause animale, où elle n'obtient que 6,7 points, en contraste flagrant avec Grenoble qui affiche 16,7 et Paris, 18,3. Son approche en matière de gestion des chats errants la tire également vers le bas, avec seulement cinq points, alors que des villes comme Boulogne-Billancourt et Nice obtiennent respectivement 18 et 20 points dans cette catégorie.
Ces résultats ont suscité des réactions variées au sein de la communauté bordelaise et au-delà. Des experts en bien-être animal soulignent que ce déclin pourrait également être attribué à une mobilisation insuffisante pour adopter des politiques proactives en faveur des animaux. Pour Pierre Dupont, responsable d'une association locale de protection des animaux, "la sensibilisation doit évoluer et se renforcer pour que Bordeaux redevienne une référence sur la question des droits des animaux. Les efforts doivent être intensifiés pour transformer cette tendance négative en une dynamique positive."
Le défi pour Bordeaux sera désormais de redonner à sa réputation de ville amicale pour les animaux les lettres de noblesse qu'elle mérite, à travers des initiatives concertées et le soutien des citoyens.







