Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, l'armée française a abattu près de 80 drones iraniens Shahed, selon le JDD. Cependant, les missiles Mica, utilisés par les Rafale, coûtent environ 600 000 euros chacun, ce qui soulève des questions de viabilité financière sur le long terme. En réponse, le ministère de la Défense explore l'utilisation d'armements alternatifs moins coûteux.
La problématique budgétaire est claire : pour neutraliser un drone kamikaze Shahed, le coût avec un missile Mica est 20 fois supérieur à celui de la cible. En effet, le Shahed est évalué à seulement 30 000 euros. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, déclenché par des frappes israélo-américaines en Iran le 28 février, Paris a mis en place une approche défensive pour soutenir ses alliés. Toutefois, cette implication comporte des coûts significatifs. D'après le JDD, près de 80 de ces drones ont été abattus par la France en moins de deux mois dans le Golfe.
Le nouveau dispositif "disponible cet été"
Pour optimiser ses ressources, le ministère des Armées est en train de tester des alternatives moins coûteuses, comme l'a déclaré le délégué général pour l'armement, Patrick Pailloux, lors d'une réunion à l'Assemblée nationale. Il a expliqué que des travaux sont en cours pour intégrer de nouvelles munitions sur les Rafale, des chasseurs redoutés sur le champ de bataille. Ces munitions, des roquettes fabriquées par Thales, sont bien moins chères que les modèles Mica.
Ces roquettes de 68 mm, déjà en usage sur les hélicoptères Tigre, offrent un système de guidage laser semi-actif et peuvent atteindre des cibles à une distance maximale de 5 000 mètres. Leur polyvalence et leur légèreté en font des armes idéales pour contrer les drones kamikazes. Ce changement dans la stratégie permettrait non seulement de générer des économies substantielles, mais aussi de réserver les Mica, des missiles d'interception de pointe, pour des menaces plus élaborées.







