20 Minutes avec AFP
Elon Musk a décidé de ne pas se présenter à sa convocation à Paris, où il devait être entendu dans le cadre d'une enquête concernant son réseau social X. Cette absence, loin d'être surprenante, a été notée par le parquet, qui a précisé que cela n'entrave en rien les investigations.
« Le parquet prend acte de l’absence des premières personnes convoquées », a déclaré le ministère public, sans faire mention de Musk. Cette enquête vise également l'ancienne directrice générale de X, Linda Yaccarino, en tant que responsables de la plateforme au moment des faits incriminés.
Cette enquête, ouverte en janvier 2025 par l'unité nationale cyber de la gendarmerie, se concentre sur les éventuelles violations de la législation française par la plateforme X, qui est censée respecter les lois du pays dans lequel elle opère.
Diffusion d’images pédopornographiques
Les investigations portent sur des accusations de complicité dans la diffusion de contenus pédopornographiques et l'utilisation de l'intelligence artificielle de X pour créer des « deepfakes », des montages ultra-réalistes présentant des contenus sexuels non consensuels.
Le réseau social a rejeté ces accusations, les qualifiant d’« acte judiciaire abusif » motivé par des considérations politiques. Musk, sur sa plateforme, a dénoncé en mars la situation en ces termes : « Ce sont des attardés mentaux », ajoutant qu'il ne se laissera pas intimider.
Le parquet de Paris semble déterminé à poursuivre ces investigations, qui ne se limitent pas à X. D'autres plateformes comme Telegram, Kick et TikTok font également l'objet d'enquêtes similaires, renforçant la pression sur les géants du Web pour qu'ils respectent les normes légales en France. Comme l'indique un représentant du parquet, « l'impunité des grandes entreprises numériques doit prendre fin. »







