Élu maire de Bordeaux ce vendredi 27 mars, Thomas Cazenave a choisi de démarrer son mandat en rendant visite à la police municipale (PM). Après avoir inauguré les Escales du livre, il s'est dirigé vers le QG de la PM, situé à proximité de la mairie, pour une patrouille nocturne au cœur de la ville. Ce geste symbolise son engagement envers la sécurité, un point central de son programme électoral.
D'après le cabinet de Thomas Cazenave, la ville de Bordeaux compte actuellement 199 policiers municipaux, dont 57 sont armés. Actuellement, 153 postes sont occupés, et 18 recrutements sont en cours pour répondre aux besoins croissants en matière de sécurité. Le maire a exprimé son souhait d'augmenter ce chiffre à 250 ou même 284 agents, en prévoyant un budget de 20 millions d'euros pour la sécurité, contre 16 millions précédemment.
Des décisions rapides pour renforcer la sécurité
« Nous avons pris de nombreux engagements concernant la sécurité et il y a une forte attente, nous voulons agir rapidement », a souligné Cazenave lors de sa rencontre avec les policiers. Samuel Dechoux, chef de la police municipale, a réagi positivement à cette annonce : « La police municipale est très motivée par rapport au projet annoncé et attend avec impatience vos instructions. » Les discussions ont porté sur une réorganisation de la PM, permettant d'étendre les heures de patrouille nocturne jusqu'à 6 heures du matin, contre 2 heures actuellement.

Cazenave a décrit son « plan Marshall » pour la sécurité, qui inclura une augmentation de l'armement, du recrutement, et une révision des horaires de travail. « Il est crucial de réévaluer l'ensemble de l'organisation territoriale de la police municipale », a-t-il ajouté. « C'est un domaine où j'investirai prioritairement », a-t-il déclaré avec fermeté.
Dans les jours à venir, le nouveau maire se rendra également au ministère de l'Intérieur pour discuter de la situation sécuritaire de Bordeaux. Selon une analyse de Actu.fr, il est impératif pour Cazenave d'adopter une approche collaborative avec l'État, en contraste avec l'attitude plus conflictuelle de son prédécesseur, Pierre Hurmic.







