La candidate de Reconquête, Sarah Knafo, a décidé de se retirer des municipales à Paris après un premier tour prometteur. Ce vendredi, elle a évoqué ce choix comme un « sacrifice », affirmant que son retrait n'était pas le fruit de manigances, mais plutôt basé sur un sens des responsabilités. Dans une interview accordée à RMC-BFMTV, elle a déclaré : « Mon retrait ne repose sur aucune magouille. »
Knafo, qui a récolté 10,4 % des voix au premier tour, a indiqué être convaincue par Emmanuel Grégoire, le premier adjoint de la maire de Paris, d’abandonner sa candidature en raison d’un programme qu’elle jugeait trop « communiste ». Elle a aussi révélé avoir eu un échange avec Rachida Dati, qui lui aurait confirmé qu'Édouard Philippe avait opposé un veto à toute éventuelle alliance.
Emmanuel Grégoire a ensuite insinué que le Président Emmanuel Macron aurait joué un rôle dans le retrait de Knafo, des accusations rapidement démenties par l'entourage du Président, qualifiant ces déclarations de « mensongères » et « indignes ». Ce climat de tension politique semble s'intensifier alors que les prochaines élections approchent.
Une alliance impossible ? Édouard Philippe dans le viseur
D'autres sources médiatiques, comme Le Monde, rapportent que Sarah Knafo avait espoir de former une alliance avec des personnalités de droite, mais a été stoppée net par le veto d'Édouard Philippe. Elle a souligné : « C’est Édouard Philippe qui pose un veto », mettant en lumière les fractures au sein de l'échiquier politique parisien.
À côté de cela, les projets de Knafo pour 2027 sont mis en doute alors qu’elle insiste sur le fait qu'elle ne souhaite pas remplacer Éric Zemmour à la présidentielle. Elle a rappelé que « ce ne sont que des discussions », tout en formant le souhait que des leaders de droite s'unissent dans un cadre prévisible, pouvant mener à une primaire.
Dans ce climat de remous, la question d'une alliance semble plus brûlante que jamais, avec des leaders comme Laurent Wauquiez appelant à une primaire réunissant l'ensemble des sensibilités politiques, y compris celles de Reconquête.
Tandis que les tensions s’intensifient davantage dans la lutte électorale, l’avenir de la droite à Paris semble être en jeu, rendant chaque mouvement décisif pour les mois à venir.







