Dans un communiqué diffusé le 20 mars, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) en Auvergne-Rhône-Alpes a incité les électeurs lyonnais à rejeter la fusion entre les listes du maire et celles de La France insoumise (LFI) lors du second tour des élections municipales. Le communiqué qualifie cette alliance de "fusion de la honte".
Grégory Doucet a conclu un accord qualifié de "fusion technique" avec la députée Insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi, qui a recueilli 10,4 % des voix au premier tour. Le Crif a dénoncé cette stratégie, arguant qu'il s'agissait d'une "priorité donnée à la conservation de la domination politique sur les valeurs et la confiance" envers la communauté juive.
Le Crif met en lumière que ce qui est en jeu à Lyon n'est pas seulement une question électorale, mais une atteinte aux principes universels que la ville a longtemps défendus.
Dans son communiqué, le Crif souligne : "Ce choix de Grégory Doucet n'est pas anodin. En s'alliant à LFI, il choisit de soutenir une position qui, selon nous, peut confondre antisionisme et antisémitisme, brisant ainsi la confiance avec la communauté juive. Cela représente une rupture avec les valeurs qui ont fait l'histoire de notre ville, notamment celles de la Résistance."
Une rupture symbolique
La réaction du Crif témoigne d'un profond malaise au sein de la communauté juive face à cette fusion. "Cette alliance représente un désaveu des valeurs républicaines et une perte de lien entre le maire et la communauté qu'il est censé représenter", explique l'un des membres influents du Crif dans une interview.
Alors que les élections municipales approchent, le Crif appelle les Lyonnais à voter massivement contre cette alliance, renforçant ainsi l'idée que les choix politiques ont des implications profondes sur le tissu social et communautaire. "Ce dimanche est crucial pour restaurer la confiance", conclut le communiqué.
Le deuxième tour opposera donc Grégory Doucet, qui a obtenu 37,4 % des voix, à Jean-Michel Aulas, soutenu par la droite et le centre, qui a terminé juste derrière avec 36,8 % des suffrages.







