François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, a affirmé ce vendredi que les projections de la Banque centrale européenne (BCE) n'envisagent pas de "récession" en zone euro. Cette déclaration, relayée par Boursorama, intervient alors que les inquiétudes économiques alimentées par la flambée des prix de l'énergie persistent.
Lors d'une présentation, Villeroy a souligné que la BCE avait établi plusieurs scénarios, même un scénario optimiste, stipulant qu'"il n'y a pas de récession" dans ces projections, y compris pour un prix du pétrole dépassant les 120 dollars.
"J'ai entendu beaucoup de discours sur la stagflation, qui se réfère à une stagnation de l'activité couplée à une inflation. Ce n'est pas ce dont il s'agit ici", a-t-il clarifié.
Il a porté une attention particulière au fait que les prix de l'énergie représentent une part considérable de l'inflation, mais ces derniers ne constituent que 4 % de l'inflation totale en France, selon ses propos. Villeroy a insisté sur l'importance d'éviter que cette hausse ne se propage à l'ensemble de la consommation.
La BCE a récemment décidé de laisser son taux directeur inchangé à 2 %, malgré la volatilité des prix provoquée par des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Cette décision a été qualifiée de "message de vigilance" par Villeroy, qui souligne les incertitudes pesant sur les perspectives économiques.
De nombreux experts, s'appuyant sur ces déclarations, affirment que l'optimisme du gouverneur pourrait contribuer à apaiser les craintes des consommateurs, promouvant une image d'une économie plus résiliente face aux chocs externes. Toutefois, certains économistes soulignent qu'il est crucial de monitorer les évolutions économiques pour anticiper d'éventuels retournements. Par exemple, l'économiste Michel-Edouard Leclerc a observé que l'impact de l'inflation sur le pouvoir d'achat reste une préoccupation majeure.







