Dans un débat houleux du 19 mars, Emmanuel Grégoire, représentant de la gauche unie hors LFI, a mis en cause Emmanuel Macron, alléguant sa "personnelle intervention" pour faciliter le retrait de Sarah Knafo au profit de Rachida Dati à Paris. En s'exprimant sur Franceinfo, Grégoire a dénoncé cette manœuvre comme une "faute morale immense".
L'entourage présidentiel, contacté par BFMTV, a vigoureusement nié toute intervention, qualifiant les accusations de Grégoire de "calomnieuses". "Le Président ne s'est en aucune manière mêlé de ce dossier. Un tel dérapage ne fait que nuire à l'image de son auteur", a-t-on affirmé.
Des allégations sur un arrangement polémique
Au cours d'un débat précédent sur BFMTV, Grégoire avait déjà insinué des "accointances" entre son adversaire Dati et Sarah Knafo, sans détailler ces liens. En effet, il a souligné que "l'extrême droite a choisi de se sacrifier à Paris pour un gain national", en référence aux prochaines élections présidentielles de 2027.
"La situation internationale et économique étant ce qu'elle est, que le président prenne le temps d'intervenir sur un tel sujet semble absurde", a déclaré Grégoire, accentuant la responsabilité morale que Macron porterait dans la crise politique actuelle.
Ces tensions soulignent la polarisation croissante du débat politique à Paris, alors que les municipales approchent. Les commentaires de Grégoire reflètent un désarroi au sein de la gauche face à une droite unie sous l'égide de Macron. La dynamique des alliances électorales pourrait bien être un enjeu clé des élections à venir.







