Depuis mardi soir à 18 heures, les Parisiens sont confrontés à un choix décisif : la droite unie, la gauche socialiste et écologiste, ou la France Insoumise. Les listes d'Emmanuel Grégoire et de Rachida Dati sont au coude à coude, tandis que la campagne se teinte d'accusations acérées.
Ce mercredi matin ensoleillé sur le marché de la place Monge, les tensions se font ressentir. Les équipes des candidats distribuent leurs tracts dans une ambiance tendue, malgré la bonne humeur des commerçants. Rachida Dati a vu son camp renforcé par le retrait de Pierre-Yves Bournazel et de Sarah Knafo, tandis qu'Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou continuent de faire campagne.
Boris Vallaud, un opposant de la droite, interroge : "Vous laissez 10 milliards de déficit. Vous n’avez pas honte ?". Les arguments échangés se muent rapidement en attaques personnelles. "Il faut qu’Emmanuel Grégoire gagne car il a fait une belle campagne", déclare Vallaud, tandis que son rival se retrouve pris entre les assauts de l'extrême gauche et la droite revancharde.
Les tensions ne se limitent pas aux émotions. Marine Rosset, candidate de la gauche, témoigne des propos incendiaires lancés par des membres des équipes de Dati : "On nous traite d'antisémites," déclare-t-elle. Dans un tract polémique, la droite accuse les socialistes de s’opposer à la dénomination d’une école en hommage à un déporté juif. Rosset envisage même de porter plainte, tant les accusations lui semblent infondées.
Pendant ce temps, les équipes de Sophia Chikirou, prêtes à défendre leur stratégie, assurent que Dati n'est pas l'extrême droite, mais se préparent à faire face à un éventuel résultat favorable à cette dernière, risquant de nuire à leurs chances d’élection. "Nos électeurs ne voteraient jamais pour Grégoire," affirme un militant, ajoutant que la perception des candidats dans les quartiers bourgeois de Paris joue un rôle crucial.
Anne Biraben, représentante de Dati, reste confiante. "Rachida Dati va plier le match lors du débat," affirme-t-elle, soulignant l'intensité de l'engagement de leur candidate. La candidate de la droite unie promet aux Parisiens des projets écologiques tels que la végétalisation de la capitale et le renforcement des pistes cyclables, dans un tract coloré.
Cependant, les retours des électeurs sont mitigés. Lors de la distribution de tracts, de nombreux passants déclinent la proposition de vote en expliquant : "Désolé, je ne vote pas à Paris !" La question demeure de savoir qui sortira vainqueur de cette bataille acharnée.







