Le premier tour des élections municipales 2026 à Paris a vu la maire sortante Delphine Bürkli (Horizons-Changer Paris) se positionner en tête avec un impressionnant 43,41 % des voix. Camille Vizioz-Brami (Union de la gauche) suit avec 27,88 %.
Avec 11 370 voix, Bürkli, qui dirige l'IXe arrondissement depuis 2014, se démarque nettement. Ancienne membre des Républicains, elle a été réélue en 2020 sous l'étiquette Horizons. Cette année, elle bénéficie du soutien stratégique de Rachida Dati, figure importante du paysage politique local.
Avec cette avance considérable, Bürkli se pose comme la grande favorite pour le second tour, malgré l'absence d'autres ralliements significatifs. Camille Vizioz-Brami, soutenue par le PS, a réussi à récolter un bon score, mais doit maintenant relever un défi de taille en vue de la deuxième manche. Notons que le IXe arrondissement a enregistré un taux d'abstention de 36,08 %.
Reconquête loin derrière
En troisième position, Sébastien Dulermo (Horizons, Pierre-Yves Bournazel pour Paris), ancien premier adjoint de Bürkli, se retrouve avec 9,85 %. Il peine à convaincre malgré sa proximité avec la maire sortante. La candidate de La France Insoumise, Embla Fautra, ne dépasse pas le seuil de 10 % avec 8,64 % des voix.
Marine Chiaberto, représentant le parti Reconquête, arrive cinquième avec un faible 6,79 %. Quant aux autres candidats, tels que Grégory Moreau (écologisme, animalisme), Julia Jakubowicz (UDR, Retrouvons Paris) et Sophie Robin (Lutte Ouvrière), ils ne parviennent qu'à rassembler quelques centaines de voix.
Ces résultats, analysés par divers experts politiques, soulignent une dissociation croissante entre les différents courants politiques, alors que les enjeux locaux restent cruciaux pour les candidats.







