Lors du premier tour des élections municipales 2026, qui s'est tenu ce dimanche, plusieurs figures du monde du sport s'étaient lancées dans la compétition politique. Leurs résultats révèlent des fortunes diverses, des succès prometteurs à des désillusions notables.
Des stades aux arènes politiques, le parcours s'avère semé d'embûches. Des personnalités sportives se sont en effet présentées aux élections municipales, dont le premier tour a été marquant.
À Biarritz, le légendaire joueur de rugby Serge Blanco a débuté sa carrière électorale avec un léger avantage, atteignant 12 voix d'avance sur la maire sortante LR Maider Arosteguy. L'ancien rugbyman confiait : "C'est une étape, il faut arriver en tête dimanche prochain. Nous allons envisager des alliances pour maximiser nos chances." La compétition s'annonce serrée.
Plus au nord, l'ex-footballeur Johan Micoud, candidat à Bordeaux, se retrouve en 7e position sur la liste de l'économiste Philippe Dessertine. Avec 20,16 % des voix, il voit son équipe occuper la troisième place, derrière le sortant écologiste Pierre Hurmic (27,68 %) et le ministre macroniste Thomas Cazenave (25,58 %).
Pierre Latour en tête
Dans le Puy-de-Dôme, Johan Gastien, milieu de terrain du Clermont Foot, a su séduire les électeurs en remportant un siège au conseil municipal de Sayat avec 67,49 % des suffrages, ce qui pourrait remettre en question sa carrière sportive.
À Saint-Jean-de-Linières, Pierrick Capelle a également été élu, poursuivant son engagement au sein du conseil municipal. En réaction à ces résultats, un expert local a souligné l'importance croissante des figures sportives dans la sphère politique française.
Cependant, la performance de l'ancien président de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, a été décevante. Bien que soutenu par des icônes comme Karim Benzema, il a terminé juste derrière le maire écologiste Grégory Doucet avec 36,78 % des voix.
En Savoie, Marie Martinod, double médaillée d'argent aux JO, a réussi à se qualifier pour le second tour avec 24,06 % des suffrages.
À Vaires-sur-Marne, la débâcle a frappé l'ancien handballeur Olivier Girault, qui, sous enquête, n'a récolté que 6,40 % des voix, échouant à se qualifier pour le second tour.
Enfin, la Ministre des Sports, Marina Ferrari, n'a pas réussi à déjouer les attentes et a été battue par le maire sortant Renaud Beretti, malgré un score respectable de 20 %.







