La procureure de Strasbourg, Clarisse Taron, a récemment annoncé qu'un homme était en garde à vue suite aux menaces de mort adressées à Jamila Haddoum, figure de la France insoumise (LFI) et candidate sur la liste de Florian Kobryn pour les élections municipales. La militante politique, qui travaille également comme assistante sociale, a été confrontée à une situation alarmante dans la nuit de vendredi dernier, alors qu'elle était en train de coller des affiches avec ses deux enfants adolescents.
Haddoum a eu le réflexe de filmer l'incident et a partagé la vidéo avec des journalistes avant sa diffusion sur les réseaux sociaux. Le suspect, un homme de 61 ans résidant dans le quartier du Neudorf, a proféré des insultes dont « gauchiste de merde » et « pute », en plus des menaces.
« Il était prêt à en découdre »
Les accusations vont plus loin, l'homme ayant également brandi un couteau en proférant la phrase « je te tranche la gorge ». La procureure a mentionné qu'elle ne pouvait pas fournir davantage d’informations concernant l’enquête à ce stade, en raison du temps écoulé depuis l'interpellation.
Le parquet a rapidement ouvert une enquête suite à la plainte déposée par Haddoum. Elle se remémore les événements avec une vive inquiétude, disant : « Il était prêt à en découdre, le moindre mot pouvait le faire passer à l’acte. » Des figures politiques de premier plan, comme la candidate socialiste Catherine Trautmann et la maire écologiste Jeanne Barseghian, ont dénoncé ces actes de violence « avec la plus grande fermeté ».
Mathilde Panot, présidente du groupe insoumis à l'Assemblée nationale, a souligné l'augmentation préoccupante des agressions visant les membres de son parti, faisant référence à d’autres incidents, notamment une attaque récente lors d’un meeting à Faches-Thumesnil.
De plus, le siège de la France insoumise a été évacué le 18 février, à la suite d'une alerte à la bombe, illustrant ainsi un climat d'insécurité croissant pour la gauche en France. Ces événements soulèvent de vives inquiétudes sur la montée des tensions politiques, exacerbées par des discours qui diabolisent la gauche dans le paysage politique actuel.







