Depuis que Xiaomi a débuté la fabrication de voitures électriques, les chaînes de montage sont désormais équipées de robots humanoïdes. Au cours d'une interview avec CNBC, Lu Weibing, président de l'entreprise, a souligné l'efficacité des robots, capables de réaliser 90,2 % d'un cycle d'assemblage en seulement trois heures.
Il n'a pas comparé cette performance à celle des humains, mais il est évident que l'utilisation croissante des robots par les industriels devient un standard dans les projets d'usines et entrepôts modernes. Une vidéo de démonstration montre deux robots appliquant minutieusement des écrous sur le châssis d'un véhicule.
Garder la cadence, mais sans généraliser
Lu Weibing a expliqué : "Le plus grand défi a été qu'ils suivent le rythme" - les robots réussissent à maintenir une cadence d'une voiture toutes les 76 secondes. Pourtant, il note que leur intégration est encore limitée, les qualifiant de "stagiaires". L'objectif d'une usine entièrement robotisée n'est pas encore atteint, même si des tâches qui sont pénibles pour les humains continuent d'être envisagées.
À côté de cela, Xiaomi a été précurseur avec ses projets de "dark factories", des usines automatisées où peu d'humains supervisent la production. D'autres entreprises, comme Amazon, ont cependant admis leurs erreurs dans l'automatisation, annulant un projet de bras robotiques en 2026 à cause de la complexité technique et des coûts impliqués.
Malgré cela, l'idée de robots remplaçant complètement les humains semble encore lointaine. Xiaomi propose donc plutôt une collaboration entre l'humain et la machine, axée sur l'efficacité sans mettre de côté l'importance des travailleurs. Contrairement à d'autres startups, comme celle de Humanoids, qui testent des capacités automatiques, les robots de Xiaomi se concentrent sur des tâches bien définies avec des outils adaptés.
Pour qu'une utilisation à grande échelle devienne une réalité, l'intelligence artificielle intégrée à ces robots devra évoluer. Les démonstrations effectuées récemment au CES de Las Vegas ont montré que les robots nécessitent encore une manipulation humaine pour certaines tâches, un obstacle à surmonter pour atteindre l'automatisation complète.







