Le 9 mars, Anthropic a officiellement déposé une plainte contre le gouvernement des États-Unis. L'entreprise conteste la décision qui l'a cataloguée comme "risque pour les approvisionnements", une désignation qui entrave son accès aux marchés publics et aux partenariats gouvernementaux.
Le ministère de la Défense a pris cette décision après le refus d'Anthropic de céder aux demandes permettant d'utiliser son IA sans garanties pour éviter toute exploitation abusive, comme la surveillance de masse ou le développement d'armes autonomes. Anthropic considère cette qualification comme disproportionnée.
Dans sa plainte, l'entreprise déclare que "la Constitution interdit au gouvernement d'utiliser son pouvoir pour punir une société pour des discours protégés par la liberté d'expression", selon un rapport de CNBC. En se tournant vers la justice comme dernier recours, elle espère "faire valoir ses droits et mettre un terme à une campagne de représailles illégale" menée par le gouvernement.
Une étape nécessaire
Anthropic considère cette action légale comme "une étape nécessaire pour protéger son entreprise, ainsi que ses clients et partenaires" face à des sanctions qui menacent son activité.
Un porte-parole a également déclaré que "nous continuerons d'explorer toutes les voies possibles pour parvenir à une résolution, y compris le dialogue avec le gouvernement" et que cette plainte "ne remet pas en question notre engagement envers la sécurité nationale" selon CNN.
Pour l'heure, les discussions entre Anthropie et le gouvernement n'ont pas donné de résultats concluants. La société avait initialement réagi à sa désignation, en déclarant que cette classification avait une "portée limitée" et visait plus à protéger le gouvernement qu'à punir les fournisseurs.
Ni le ministère de la Défense ni Donald Trump n'ont encore commenté cette plainte. Le refus d'Anthropic d'ouvrir ses modèles d'IA à l'armée a conduit Trump à l'identifier comme une "entreprise de gauche radicale et woke", ordonnant à son administration de couper tout lien avec elle. Pourtant, malgré cette interdiction, les forces américaines continuent d'utiliser Claude, notamment pour des opérations stratégiques en Iran.







