Le tribunal de Paris a décidé de ne pas accéder à la demande de Nicolas Sarkozy, l'ancien président de la République espérant confondre ses peines dans les affaires Bygmalion et Bismuth, et devra porter à nouveau un bracelet électronique.
Ce lundi 9 mars, le tribunal judiciaire de Paris a validé son refus concernant la demande de Nicolas Sarkozy d'effacer la distinction entre ses peines de prison liée aux affaires Bygmalion et Bismuth. Selon Le Figaro, l'ancien chef de l'État devra de nouveau porter un bracelet électronique suite à cette décision.
Au cours d'une audience fermée le 23 février, les avocats de Sarkozy avaient plaidé pour que sa peine résultant de sa condamnation définitive pour "financement illégal de campagne" dans l'affaire Bygmalion soit absorbée par la peine déjà purgée dans l'affaire Bismuth. Dans ce dernier cas, l'ex-président avait été condamné à un an d’emprisonnement, dont six mois fermes, mais la Cour d'appel avait opté pour un aménagement, lui évitant ainsi l'incarcération.
Sans la possibilité de confusion des peines, Sarkozy devra porter un bracelet électronique. En effet, fin 2024, il a été définitivement condamné pour des faits de "corruption" et "trafic d’influence" dans le cadre de l'affaire des écoutes, Bismuth, avec une peine totale de trois ans dont un an ferme. En attendant une éventuelle décision à ce sujet, son avocat, Me Vincent Desry, avait commenté que cette procédure était "extrêmement classique en pareille situation".
Un nouveau procès en appel le 16 mars
L'ancien président sera également de retour dans le prétoire le 16 mars prochain pour un autre dossier. Il sera jugé en appel pour son implication dans le financement libyen, un dossier dont l'examen se poursuivra jusqu'au 3 juin. En première instance, il avait été condamné à cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt, pour "association de malfaiteurs", après avoir été reconnu coupable d'avoir permis à ses collaborateurs de solliciter des financements auprès de proches de Mouammar Kadhafi pour sa campagne présidentielle de 2007. Cette affaire l'avait conduit à passer 20 jours à la prison de la Santé.







