Les communes font face à une nouvelle réalité, marquée par des crises écologiques de plus en plus fréquentes : inondations, vagues de chaleur, incendies. Dans cette optique, il est crucial de préparer nos futurs élus et agents municipaux.
Formation indispensable : Les auteurs de cette tribune, engagés dans la formation, soulignent l'importance de former massivement les décideurs. Il ne s'agit pas seulement de faire face à des situations d'urgence, mais de passer de l'insouciance à l'action concrète pour des solutions durables.
Deux ans auparavant, la France a été confrontée à des conséquences alarmantes, telles que plus de 200 communes sans eau potable. Ce n’était pas qu’un incident isolé, mais plutôt un avertissement que nous devons prendre au sérieux. En outre, des incendies monumentaux dans la Gironde et des inondations dévastatrices rappellent que notre écosystème est en crise.
À l’horizon 2050, les experts prévoient une multiplication des événements extrêmes, rendant nos systèmes d'approvisionnement en eau et la gestion des terres agricoles plus complexes. Comme le révèle le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), nos maires seront alors appelés à être bien plus que de simples gestionnaires. Ils devront devenir les architectes d'une résilience territoriale face aux défis environnementaux.
Vers une transformation locale : La commune est au cœur de la transition écologique. Les décisions locales influencent l’éducation à l’environnement, la rénovation écologique des bâtiments, et même la protection des terres agricoles. Toutefois, cette bonne volonté doit s’accompagner de compétences spécifiques. Les élus doivent être préparés à faire face à la rareté de l'eau et à gérer les crises. Une formation rigoureuse devient donc essentielle.
Il est urgent que les futurs élus maîtrisent les enjeux contemporains afin de bâtir des projets alignés avec les limites de notre planète. Comme l'affirme Claire Rauscher, experte en urbanisme durable, "former, c'est transformer les mentalités et les pratiques." Cela ne peut se faire sans un parcours éducatif solide.
La campagne pour les municipales de 2026 doit donc marquer un tournant : il est temps de passer d'une simple réaction à une approche stratégique et proactive, en faveur de l'humain et de la biodiversité. La formation, loin d'être optionnelle, est devenue un outil vital pour notre avenir et celui de nos collectivités locales.
Notre appel aux décideurs est clair : engageons-nous à prioriser la formation des élus et agents municipaux. Il n'est plus question de faire du verdissement symbolique. Il faut créer des politiques durables qui pourraient bien déterminer notre résilience collective face aux bouleversements à venir et transformer nos communes en modèles de durabilité.
Pour conclure : Le temps de l'apprentissage doit précéder celui de l'action. Faisons de 2026 une véritable opportunité de transformation pour nos territoires.







