Le spectre de l'inéligibilité n'est pas son unique préoccupation. Alors que la cour d'appel de Paris rendra sa décision le 7 juillet concernant le procès des assistants du Front national, Marine Le Pen demeure dans l'expectative. En effet, le parquet général a requis, en février, cinq ans d'inéligibilité, quatre ans de prison dont trois avec sursis, ainsi qu'une amende de 100.000 euros.
Lors d'une interview ce mercredi 25 février sur BFMTV, Marine Le Pen a commenté cette échéance cruciale. Selon elle, "si la cour d'appel applique la loi, nous serons acquittés". Toutefois, elle a également envisagé des scénarios futurs qui pourraient entraver sa candidature, tout en avouant qu'elle espérait au minimum une peine lui permettant de se présenter aux élections.
Quel rôle pour Marine Le Pen si Jordan Bardella est candidat?
Au-delà de l'inéligibilité, une condamnation à une peine de prison ferme, aménagement sous bracelet électronique, l'empêcherait de mener une campagne pour l'Élysée. "On ne peut pas faire campagne dans ces conditions. Est-il envisageable de disputer une campagne sans rencontrer ses électeurs lors de réunions publiques ? Cela constituerait un obstacle supplémentaire", a-t-elle déclaré sur notre antenne.
Elle résume ses réflexions en affirmant : "Je ne peux pas être candidate si l'on m'empêche de le devenir, ou de mener ma campagne." Marine Le Pen a également évoqué la possibilité que Jordan Bardella prenne la tête de sa campagne si elle se voit contrainte de se retirer.
Quant à son propre rôle dans ce cas de figure, elle a précisé que rien n'était encore décidé. Elle a souligné que Bardella ne serait "pas sous sa tutelle" et qu'il déterminerait lui-même son niveau d'implication et s'il souhaitait bénéficier de son conseil et de son expérience, ajoutant : "C'est lui qui décidera à quel point ma présence pourrait lui être bénéfique".







