Jean-Luc Mélenchon a exprimé son indignation lundi face à ce qu'il juge être un traitement médiatique biaisé concernant la mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque et les accusations qui ont suivi envers La France insoumise (LFI).
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a qualifié, lors d'une déclaration effectuée le 25 février, le rapport de LFI avec "une partie de la presse" de "totalitaire et complotiste". Cette réaction est survenue après que Mélenchon ait tenu une conférence de presse en n'invitant que certains médias alternatifs, écartant ainsi les médias traditionnels.
Lors de cet événement, Mélenchon a dénoncé ce qu'il considère comme une couverture médiatique injuste concernant la mort de Quentin Deranque. "Je n’ai pas de problème avec les médias, ce sont les médias qui ont un problème avec moi", a-t-il affirmé, s'adressant à un public composé d'influenceurs et de médias numériques, souvent associés à des positions de gauche. De nombreux médias, tels que l'AFPTV, Libération et TF1, n'ont pas obtenu d'accréditation pour cette conférence.
"Trier les médias (...) c'est extrêmement grave"
Maud Bregeon a réagi fermement : "Quand Jean-Luc Mélenchon assume de trier les médias, cela pose un problème gravissime". Elle a condamné ce type de gestes en soulignant que cela mine le travail effectué par des journalistes, ajoutant que "les propos selon lesquels certains journalistes seraient des nazis aux petits pieds sont inacceptables". Ces déclarations proviennent de Sophia Chikirou, une figure proche de Mélenchon, et ont suscité une vive réaction dans la sphère publique.
Bregeon a exprimé son inquiétude que de tels discours puissent circuler librement au sein du mouvement LFI. Elle a dénoncé ces comportements comme étant non seulement "une honte absolue", mais également un affront à la démocratie. "Qu'une telle atteinte soit faite au journalisme est profondément troublant", a-t-elle conclu. Le débat autour de la libre presse et de la désinformation semble s'intensifier en France, mettant en lumière des tensions croissantes entre politiciens et journalistes.







