Reporters sans frontières (RSF) exprime de vives inquiétudes concernant la récente décision de Jean-Luc Mélenchon de limiter l'accès à sa conférence de presse sur la mort de Quentin Deranque aux seuls « médias numériques alternatifs ». Cette initiative a été perçue comme une atteinte significative au droit à l'information et au pluralisme dans le paysage médiatique français.
Thibaut Bruttin, directeur général de RSF, n'a pas hésité à qualifier cette décision de « ligne rouge ». Il a déclaré : « Permettre à un responsable politique de choisir les journalistes autorisés à couvrir un événement d’intérêt général, c’est directement porter atteinte au droit à l’information des citoyens ». Il a poursuivi en rappelant que « indépendance, honnêteté et pluralisme doivent rester les principes fondamentaux du journalisme. »
« On appelle l’ensemble des forces politiques à respecter sans réserve le travail des journalistes et l’accès »
RSF appelle toutes les forces politiques à garantir un accès libre et équitable à l'information pour chaque citoyen. Lundi, Mélenchon a également critiqué la couverture médiatique autour des circonstances entourant la mort de Quentin Deranque, en lien avec des allégations touchant certains membres de son mouvement, la France insoumise (LFI).
Lors d'un point de presse hebdomadaire, Louis Boyard, député de LFI, a défendu cette stratégie en affirmant : « Vous passez votre temps à exclure le peuple français des médias », soulignant la nécessité d'interagir avec de nouveaux formats médiatiques qui répondent à une audience plus large.
Dans un contexte similaire, Sophia Chikirou, candidate LFI aux élections municipales à Paris, a exprimé des critiques acerbes à l'égard des journalistes lors d'une réunion publique, en attribuant des adjectifs tels que « laquais » et « fascistes » à certains d'entre eux. Elle a plaidé pour un renouvellement dans les pratiques médiatiques, qualifiant certains journalistes de « petits agents » n'ayant pas droit au titre de professionnel de l'information.







