Les sanctions imposées par l'administration Trump continuent de susciter des débats animés. À mi-février, Emmanuel Macron a adressé une lettre à son homologue américain pour solliciter la levée de ces mesures, ciblant notamment Thierry Breton, ancien commissaire européen, et Nicolas Guillou, juge à la Cour pénale internationale, comme le souligne La Tribune Dimanche.
Dans cette lettre, Macron exprime son souhait que Trump reconsidère ces sanctions, qu'il qualifie d'injustes, en mentionnant spécifiquement Guillou et Breton. Ces sanctions ont été justifiées par l'administration américaine comme étant liées à des comportements inappropriés, causant une atteinte à l'autonomie réglementaire de l'Europe, selon Macron.
« Ces sanctions portent atteinte à l’autonomie réglementaire européenne et se fondent sur des analyses erronées », a écrit le président français. Les mesures ciblant Thierry Breton et Nicolas Guillou les privent de l'accès aux États-Unis et les empêchent également d'utiliser des moyens de paiement tels que Visa ou Mastercard, une situation préoccupante pour l’ancien commissaire européen.
Une mise en cause légale exacerbée
Macron a également souligné que ces sanctions portent atteinte au principe d'indépendance de la justice, notamment pour le magistrat de la CPI, Nicolas Guillou. Ce dernier a déclaré que les États-Unis remettent en question l'intégrité de la CPI, particulièrement après le mandat d'arrêt délivré contre Benjamin Netanyahu.
Ces circonstances soulèvent des questions quant à l'avenir des relations diplomatiques entre l'Europe et les États-Unis, alors que des appels à la solidarité européenne se font entendre. Des experts de la scène internationale, comme le politologue Jean-Marc Ayrault, considèrent que « la levée de ces sanctions serait un pas vers un dialogue plus constructif entre nos deux continents ».
Alors que le climat politique mondial évolue, cette demande de Macron pourrait bien être un tournant dans les relations transatlantiques, appelant à une approche plus conforme à la diplomatie. Les États-Unis doivent proposer une explication claire et argumentée pour justifier leurs décisions, sans minimiser la réponse quelconque de l'UE, comme le souligne le député européen David McAllister.
Comme l'indique Le Monde, l'heure est peut-être venue de réévaluer ces sanctions qui semblent obsolètes, dans un monde où la coopération internationale est plus cruciale que jamais.







