Emmanuel Macron appelle à une réunion sur la violence politique après la mort de Quentin Deranque

Le président annonce une réunion pour aborder la violence politique après la tragédie.
Emmanuel Macron appelle à une réunion sur la violence politique après la mort de Quentin Deranque
Le président de la République a annoncé ce samedi 21 février qu'une réunion sera organisée en début de semaine avec le Premier ministre et les ministres concernés afin d'évaluer les groupes d'action violente et leurs liens potentiels avec des partis politiques.

À l'approche d'une marche en mémoire de Quentin Deranque, militant nationaliste, Emmanuel Macron a lancé un appel « au calme » depuis le Salon de l'Agriculture. Il a souligné l'importance de cette réunion pour faire un bilan de la situation. Macron a insisté sur la prévalence des forces républicaines pour maintenir l'ordre dans le pays.

"Je tiendrai en début de semaine une réunion avec le Premier ministre et les ministres concernés pour faire un point complet sur les groupes d'action violente qui sévissent et ont des liens avec des partis politiques quels qu'ils soient", a déclaré le chef de l'État.

Il a affirmé que « dans la République, aucune violence n'est légitime » et a ajouté que les répercussions de la violence doivent être traitées sérieusement. Ces commentaires viennent à un moment où Lyon se prépare pour un hommage sous haute sécurité à Quentin Deranque.

Un projet de résolution pour classer les organisations violentes

« Il n'y a pas de place pour les milices d'où qu'elles viennent », a ajouté Emmanuel Macron, promettant une approche stricte. Des discussions sur d'éventuelles dissolutions d'organisations violentes sont à l'ordre du jour.

Céline Imart, députée européenne des Républicains, a exprimé sa préoccupation face à ce qu'elle considère comme un échec à empêcher la réémergence de groupes extrémistes, notamment La Jeune Garde, dissoute en 2022. Elle a demandé une liste noire des organisations ultraviolentes, insistant sur l'urgence d'agir pour protéger la jeunesse, qui s'engage activement pour la paix et la démocratie.

« Il faut agir, on ne peut compter nos morts parmi la jeunesse qui se mobilise », a déclaré Imart, soulignant que le dialogue et la législation sont cruciaux pour contrer cette menace croissante.

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