À l'approche des élections municipales, le député socialiste Jérôme Guedj a clairement exprimé sa position. Lors d'une interview pour BFM TV le 20 février, il a déclaré qu'en cas de face-à-face entre le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI) au second tour, il pencherait pour la candidature de LFI.
Guedj ne fait pas de compromis : "Je ne mets pas un signe égal entre le Rassemblement national et la France insoumise", a-t-il affirmé, ajoutant qu'il préfère tout de même voter pour un candidat, même de LFI, face à l'extrême droite. "Je ferai toujours tout pour que l'extrême droite n'accède pas au pouvoir", a-t-il insisté, soulignant son engagement du côté du Parti socialiste.
Jean-Luc Mélenchon, un obstacle pour la gauche
Cependant, Guedj a exprimé quelques réserves concernant le soutien à LFI. Il a qualifié de "vote stérile" l'idée de voter pour le parti de Jean-Luc Mélenchon, considérant son leader comme "un boulet et un repoussoir" pour la gauche. Le député socialiste a précisé que la gauche doit pouvoir "exister par elle-même, sans l'emprise de La France insoumise". Il a même déclaré que le divorce entre son parti et LFI était "acté", une opinion reprise par plusieurs analystes politiques français.
Cette position de Guedj illustre l'instabilité et les divisions au sein de la gauche, où la nécessité de s'opposer à la montée du RN se heurte aux rivalités internes. Ce contexte complexe pourrait influencer les résultats des élections municipales à venir.







