Mercredi, lors d'une intervention sur RTL, Rachida Dati, candidate Les Républicains à la mairie de Paris, a exprimé ses inquiétudes concernant des députés récemment élus sous l'étiquette du Nouveau Front populaire. Elle a pointé du doigt Emmanuel Grégoire, son adversaire, pour ses liens présumés avec La Jeune Garde, partie intégrante de l'affaire entourant la mort tragique de Quentin Deranque, un jeune militant nationaliste tué à Lyon.
Dati a affirmé : "Toute la gauche est concernée. Les membres du Nouveau Front populaire ont été élus avec le soutien de La Jeune Garde, comme l'indiquent leurs affiches et leur site. Je me demande, a-t-elle poursuivi, si M. Grégoire ne se sent pas mal à l'aise d'avoir obtenu son mandat de cette manière." Cette accusation intervient après l'arrestation de neuf individus, liés à l'enquête sur la mort de Deranque, y compris un assistant parlementaire du député La France Insoumise, Raphaël Arnault.
Raphaël Arnault, par ailleurs, a mentionné que son collaborateur Jacques-Elie Favrot avait arrêté toutes ses activités parlementaires et qu'il était en train de mettre fin à son contrat. Dati a critiqué l'absence de condamnation de la part de Grégoire et des autres élus de gauche concernant La Jeune Garde, les accusant de profiter de cette association pour préserver leur position.
"Tous les extrêmes sont dangereux. J'en ai été victime dans ma carrière politique", a déclaré Dati, évoquant aussi le cas de l'eurodéputée d'extrême droite Sarah Knafo, qu'elle a refusé de qualifier de manière précise. En réponse à la crise du périscolaire à Paris, qui a été frappée par des allégations de violences sexuelles, elle a déclaré que plus de 150 animateurs avaient été déplacés ou suspendus, avec une estimation atteignant potentiellement le millier.
Enfin, Dati a tenu à rappeler que le recrutement des animateurs ne dépend pas des maires d'arrondissement, mais de la responsabilité de M. Grégoire, bien qu'il ne soit plus en fonction depuis juillet 2024.







