La maire de Paris, Anne Hidalgo, a réagi ce mercredi aux accusations de Rachida Dati, qui l'a critiquée pour ne pas avoir agi contre les violences sexuelles au sein des services périscolaires. Hidalgo a affirmé que des mesures avaient été mises en place, dont le licenciement de plusieurs agents fautifs.
« Nous avons reconnu qu'il reste beaucoup à faire et nous nous y attelons. Je ne peux accepter que l'on dise que rien n'a été fait depuis 2015 », a-t-elle déclaré sur France Inter. Elle a souligné l'importance de la libération de la parole autour de ce sujet, même si le travail à accomplir reste immense.
Mesures depuis 2015
En 2015, un rapport de l'inspection générale de la ville avait déjà alerté sur des dysfonctionnements. Suite à cela, la municipalité a créé une « école du périscolaire » et mis en œuvre des formations spécifiques, tout en désignant Dominique Versini comme chargée des droits de l’enfant en 2020. Versini a été récemment promue Défenseure des enfants de la ville, un rôle crucial pour assurer l'écoute des enfants victimes.
« Des licenciements ont déjà eu lieu en raison de signalements non remontés. Nous allons continuer à veiller à ce que toutes les responsabilités soient engagées », a ajouté Hidalgo, soulignant son engagement à protéger les victimes et à garantir leur accès à des recours.
Violences et suspensions
Depuis fin janvier, neuf agents du périscolaire ont été suspendus pour des soupçons de violences physiques et sexuelles, révélés par une enquête de Cash Investigation sur France 2. Hidalgo a déploré ces comportements, les qualifiant d’« absolument anormaux », et a reconnu la nécessité d’agir fermement.
Le camp de l'opposition dirigé par Dati, qui se positionne pour l'élection municipale, a exprimé sa frustration, qualifiant de « déni » le manque de mesures significatives pour traiter ces problèmes. Toutefois, Hidalgo a insisté sur le fait que le démantèlement du périscolaire ne constitue pas la solution, plaidant pour une professionnalisation des équipes encadrantes.







