Jean-Michel Aulas, ancien président de l'Olympique lyonnais et candidat de la droite aux élections municipales 2026, a fait preuve d'une inattendue méconnaissance des tarifs des transports en commun lyonnais lors de son intervention sur France Inter. Alors qu'il se positionne en tête des sondages, cet incident soulève des questions quant à sa préparation et sa connaissance des enjeux locaux.
Interrogé par le journaliste Benjamin Duhamel, Aulas a d'abord affirmé que le prix du ticket unitaire était « de l'ordre de 1,80 euro ». Une déclaration rapidement contredite, le tarif en vigueur étant de 2,10 euros. Lorsqu'on lui a demandé le prix de l'abonnement mensuel, sa réponse a vacillé, annonçant d'abord « 500 euros, euh de 50 euros pardon », avant de tenter de préciser que le coût était « autour de 50 euros, avec des réductions ». En réalité, l'abonnement mensuel pour un adulte s'élève à 74 euros. Ce faux pas a été critiqué par plusieurs observateurs, soulignant un décalage entre son discours et la réalité économique des Lyonnais.
Ce type d'erreur n'est pas sans rappeler une incident semblable à Paris où la candidate Sarah Knafo a également fait une confusion sur les tarifs du pass Navigo, le citant à « 50 euros annuel ». Cette boulette, entraîne une vague de moqueries et de questionnements sur la capacité des candidats à appréhender efficacement les enjeux locaux, surtout à quelques semaines du premier tour des élections.
Pour Aulas, la promesse de gratuité pour les transports en commun pour les foyers gagnant moins de 2.500 euros nets par mois a suscité un certain intérêt, avec 44 % des intentions de vote en sa faveur selon un récent sondage. Cependant, sa méprise sur les tarifs soulève des doutes sur sa compréhension des réalités quotidiennes des citoyens lyonnais. Alors que quelques discussions s'intensifient autour des élus et leurs promesses, Aulas devra démontrer qu'il est à la hauteur des enjeux pour la ville.







