La campagne des élections municipales à Mayenne a pris une tournure inattendue lors du conseil municipal de jeudi dernier. Dans un climat de tensions, le conseiller d'opposition et candidat, Adrien Mottais, a soulevé des préoccupations sur la présence de Frédéric Ségura, président de l'Union des commerçants et artisans de la ville (UCAVM), sur la liste menée par le maire, Jean-Pierre Le Scornet. Ce dernier se présente pour les élections de mars 2026.
Mottais a demandé le report d’une délibération cruciale impliquant une subvention, arguant que cela ne devrait pas se dérouler dans un contexte de neutralité, soulignant ainsi le risque d'une exploitation des ressources publiques pour une campagne politique. Cette demande a ouvert le débat sur la légitimité des liens entre les organisations commerciales et les politiques locales. "Nous ne pouvons pas mélanger l'intérêt commercial avec les ambitions politiques", a-t-il déclaré.
Frédéric Ségura, figure montante de l’UCAVM, est au cœur de ces préoccupations. Des experts en éthique politique, comme Camille Lefèvre, indiquent que la transparence est essentielle dans de tels cas. "Un conflit d'intérêts pourrait nuire à la perception publique de l'efficacité du conseil municipal", souligne-t-elle. Cela soulève aussi la question des influences possibles que certaines associations peuvent exercer sur les décisions politiques.
Ce débat s’inscrit dans un contexte plus large d’interrogation sur la place du secteur commerçant dans la sphère politique. Des élus de région comme Émilie Fournier, maire d'une petite commune voisine, ont également réagi, affirmant qu'il est crucial de veiller à ce que les intérêts des citoyens passent avant toute ambition commerciale.
En définitive, la situation à Mayenne illustre une tension croissante entre les acteurs locaux et leur engagement dans les affaires politiques. Les électeurs devront s'interroger sur l'impact de ces alliances sur leurs choix lors des prochaines élections.







