Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes : inquiétudes sur son impartialité

Les critiques fusent après la nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des comptes.
Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes : inquiétudes sur son impartialité
Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : "Il va y avoir sans arrêt des interrogations sur son impartialité et sur son indépendance", s'inquiète Éric Coquerel, président LFI de la Commission des Finances (f

Le 11 février, lors de l'émission "Tout est politique", Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis et président de la Commission des Finances à l'Assemblée nationale, a exprimé son profond scepticisme quant à la nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des comptes. Cette décision, validée par Emmanuel Macron en Conseil des ministres, soulève des interrogations sur l'indépendance et l'impartialité de l’institution.

Coquerel, représentant de La France insoumise, affirme que la décision présidentielle n'est pas sans conséquences. "Elle est inamovible jusqu'à 68 ans", souligne-t-il, estimant que cette nomination vise à renforcer le contrôle des institutions indépendantes avant le départ de Macron en 2027.

Sonia Chironi, de LCI, a questionné le député sur l'absence d'écoute du président face à ses préoccupations. Coquerel a répondu que même si Amélie de Montchalin a des compétences, elle n’a pas le profil classique d’un juge, souvent issu du corps des magistrats financiers. Selon lui, assumer une fonction aussi cruciale n'est pas comparable à celle d’un ministre élu.

La Cour des comptes est respectée par les Français pour son impartialité et son rôle majeur dans la vérification des décisions budgétaires. Dans ce cadre, Coquerel s'inquiète que des doutes surgissent sur l'intégrité de Montchalin, notamment du fait de ses nouvelles responsabilités en tant que présidente du Haut Conseil des Finances publiques, qui demande un contrôle rigoureux de l'État. "Comment peut-elle exercer une telle fonction tout en ayant un lien aussi fort avec son rôle de ministre ?", s'interroge Coquerel.

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a tenté de défendre la nomination en soulignant une approche collégiale, mais Coquerel a rétorqué qu'un président a une influence déterminante dans cette institution. "C'est une défense très mauvaise, car le président a le pouvoir de nommer les autres membres, ce qui n'est pas à prendre à la légère", souligne-t-il.

Il est clair que cette nomination soulève des questions essentielles sur l'avenir des institutions financières en France. Coquerel propose même de réfléchir à des changements constitutionnels pour garantir l'indépendance des futures nominations.

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