Candidat à un second mandat, Bruno Piriou, le maire sortant de Corbeil-Essonnes, parvient à rassembler l'ensemble des forces de gauche dès le premier tour, une action qui ne passe pas inaperçue dans un contexte national où la gauche semble souvent divisée.
Porté par sa liste nommée « Continuons ensemble », Bruno Piriou, qui représente la diversité à gauche, signe un coup de maître en réunissant le Parti socialiste (PS), Les Écologistes, le Parti communiste (PCF), et La France insoumise (LFI) sous une même bannière.
Corbeil-Essonnes, avec ses 54 000 habitants, représente la plus grande ville de l'Essonne à réaliser cette union. Cette dynamique s'amplifie également dans plusieurs autres communes du département, comme Montgeron et Grigny, qui voient des alliances similaires entre diverses tendances de la gauche.
« Des débats sur des projets »
Le 10 février, Bruno Piriou dévoilera sa liste, où « moins de la moitié des colistiers sera étiquetée politiquement. » Il souhaite replacer les citoyens au cœur des débats, affirmant que « ce qui réussit au niveau local peut réussir au niveau national. »
« Au fil des six dernières années, nous avons appris à dialoguer sur des projets plutôt qu'à nous opposer sur des principes politiques », indique-t-il, ajoutant que, malgré les différences, les convergences priment sur les désaccords.
Ce rassemblement inclura des figures bien établies comme Pascale Prigent, maire adjointe et unique représentante de LFI lors du dernier scrutin, et Michel Nouaille du PCF, qui soutient que l’union est une nécessité dans le climat politique actuel.
Une alliance approuvée au niveau national
Bruno Piriou, qui a déjà exercé des fonctions avec Jean-Luc Mélenchon, affirme que cette expérience a joué un rôle clé dans la validation de cette union. Jérémy Dufour, représentant LFI, souligne que leur groupe est motivé par les enjeux écologiques et sociaux. « Nous avons découvert notre pertinence dans cette coalition et nos valeurs communes. »
« Une escroquerie électorale » selon la droite
Cette union de gauche pourrait vraisemblablement renforcer les chances de succès de Bruno Piriou. Cependant, ses opposants, comme Jean-François Bayle de la droite, n'expriment pas d'inquiétude, qualifiant l’initiative d'« escroquerie électorale ». Il met en avant l’importance de sa propre liste, réunissant des personnalités connues de la ville.
D’un autre côté, Ameth N’Diaye, qui plane une liste citoyenne malgré une approche de l’entourage de Piriou, critique le précédent mandat, affirmant que la propreté, l’insécurité et la cohésion sociale devraient être des priorités. Samira Ketfi, candidate divers droite, criticise le manque de marges de manœuvre dans cette union de gauche, la considérant comme fragile et dépourvue de programme commun.







