À peine élu, Bally Bagayoko, le nouveau maire Insoumis de Saint-Denis, a été la cible d'une campagne de désinformation qui a fait des vagues jusqu'aux chaînes de télévision. Lors de son interview sur LCI, il avait déclaré que sa ville était "la ville des rois et du peuple vivant", mais des interprétations malveillantes ont brouillé ce message, conduisant certains à affirmer qu'il aurait mentionné "la ville des noirs".
Le lundi suivant son élection, la journaliste Apolline de Malherbe sur BFM TV lui a posé une question provocante, affirmant qu'il avait dit : "C’est aussi la ville des noirs. Est-ce que ça, ça compte pour vous ?" En réponse, Bagayoko a calmement corrigé le tir : "Ce n’est pas la ville des noirs. C’est la ville des rois et du peuple vivant". Sa déclaration a été quelque peu malentendue à l'origine, mais des personnalités politiques et des journalistes ont relayé ce mensonge, alimentant un cycle de désinformation.
Parmi ceux qui ont propagé cette fake news figuraient des figures influentes comme Jean Messiah et Gilbert Collard, qui ont utilisé les réseaux sociaux pour faire entendre leurs voix. La situation a pris une tournure encore plus sérieuse lorsque le rédacteur en chef des pages Débats du Figaro, Alexandre Devecchio, a relayé l'information erronée lors d’un débat sur France 5.
Suite à des démentis, Devecchio a reconnu que les propos attribués à Bagayoko n'avaient jamais été tenus, réalisant l'impact de la désinformation. Le lendemain, de Malherbe a dû présenter des excuses publiques, précisant qu'elle avait mal entendu les propos du maire lors de la première interview.
Dans un climat médiatique déjà tendu, certains commentateurs ont pointé du doigt la dimension raciste de cette fake news, notant que si Bagayoko n'était pas noir, ces questions ne seraient probablement jamais posées. Cela soulève des préoccupations sur la responsabilité des journalistes face à des récits biaisés.
Pour soutenir Bagayoko face à cette offensive, plusieurs personnalités politiques, dont celles de La France Insoumise, ainsi que des membres de l'Éducation nationale de Saint-Denis, ont lancé une pétition. Ces derniers dénoncent la stigmatisation dont il est victime depuis son élection, un phénomène inquiétant dans le paysage politique français.
En somme, cet incident met en lumière non seulement les travers des médias à l’ère des réseaux sociaux, mais également les préjugés persistants qui continuent d'affecter des figures publiques comme Bally Bagayoko. Une nécessité de vigilance s'impose afin de prévenir la propagation de telles informations dangereuses.







