Ce mercredi 17 mars, l'Iran a intensifié ses attaques contre des installations énergétiques du Golfe, en réponse à des frappes israélo-américaines, ce qui a directement impacté les cours du pétrole et du gaz. Le Qatar, qui abrite des infrastructures clés, a été une cible de choix. L'usine de Ras Laffan, l'une des plus grandes au monde pour la production de gaz naturel liquéfié (GNL), a subi des dommages significatifs selon des sources officielles.
Les autorités ont ensuite précisé que l'incendie causé par l'attaque était désormais maîtrisé. Cela dit, le Qatar a exprimé une ferme condamnation de cette attaque, la qualifiant de "menace directe à sa sécurité nationale" dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, soulignant l'escalade dangereuse et la violation de sa souveraineté.
Le Qatar dénonce une "brutale attaque iranienne" contre Ras Laffan, selon des déclarations officielles.
Considérant que l'Iran avait averti de potentielles représailles contre ses infrastructures énergétiques suite à une escalade du conflit, les réactions n'ont pas tardé. John Kilduff, analyste chez Again Capital, souligne l'impact perturbateur de cette situation : "C'est une nouvelle escalade. Peu importe les dégâts, c'est une ligne rouge pour Téhéran."
Une hausse des prix du pétrole
Plus tôt dans la journée, le Qatar avait déjà dénoncé une frappe qu'il attribuait à Israël contre des installations iraniennes servant le vaste champ gazier de South Pars/North Dome. À 21h, le cours du baril de Brent a franchi le cap des 109 dollars, soit une augmentation près de 6 % sur la journée, une tendance alimentée par l'incertitude géopolitique croissante dans la région.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar évoque un "acte irresponsable" par Israël.
"Cibler des infrastructures énergétiques est non seulement néfaste pour la sécurité énergétique régionale, mais aussi pour l'équilibre économique mondial", a-t-il ajouté. Ces tensions croissantes sont également un sujet d'inquiétude pour d'autres acteurs, alors que l'attention internationale se concentre sur les implications futures des attaques dans le Golfe.







