Un projet ambitieux vient de recevoir le feu vert des élus de la Communauté d'Agglomération Royan Atlantique (Cara). Lors d'un vote majoritaire le 23 janvier, un plan prévoyant trois piscines neuves pour un montant total de 47 millions d’euros a été adopté. Quatre millions supplémentaires seront dédiés à la réhabilitation de la piscine de Saujon, portant l'investissement total à près de 51 millions d’euros. Cette initiative ne fait pas que ravir la majorité des élus, elle suscite également de vives discussions sur son coût et ses implications à long terme.
À ce stade, et à moins d'un imprévu, le Pays royannais pourra compter sur quatre bassins aquatiques dans quelques années. Le projet, porté par le groupe girondin GTM Bâtiment Aquitaine, a été largement débattu en amont, notamment en ce qui concerne ses implications financières. Selon Patrick Marengo, le maire de Royan et vice-président de la Cara, cette présentation a contribué à comprendre les enjeux de ce projet structurant pour le territoire.
Un investissement conséquent mais nécessaire
Le programme de construction requiert une collaboration significative entre l'Agglomération et les acteurs privés, où la Cara fournira 25 millions d’euros. L'entreprise à l'origine des piscines s'engagera à gérer celles-ci pendant vingt ans, bien que le déficit structurel de tels équipements signifie que des subventions d'exploitation seront nécessaires. L’étude financière complémentaire, menée par Laurent Piquet, directeur financier de la Cara, a permis de rassurer de nombreux conseillers sur la viabilité économique du projet.
"Le plan piscines représente un engagement d'environ 120 millions d’euros sur 20 ans, un patronage vers le développement aquatique local".
Opinions divergentes parmi les élus
Cependant, ce projet n’est pas sans réserves. La maire des Mathes, Marie Bascle, et celle de La Tremblade, Laurence Osta-Amigo, ont exprimé leurs critiques, qualifiant le projet de "trop onéreux". Bascle a même évoqué un manque de lignes d'eau dans la future piscine de Royan, pédiant pour un bassin de 50 mètres. D'autres élus partageaient cette inquiétude, se demandant si l'investissement prévu ne risquait pas de compromettre d'autres projets locaux essentiels.
D’autres, tels que Thierry Lys, président de l’association Royan Atlantique, plaident en faveur de ces nouvelles installations, soulignant l'importance d'un bassin de compétition pour le développement de formations aquatiques et de sécurité. En somme, le projet, bien plus qu'une simple construction, représente des choix stratégiques cruciaux pour l'avenir économique et social du Pays royannais, un sujet dont les débats ne sont pas près de s'éteindre.







