Gérald Capel, figure de l'opposition à Lourdes, a récemment décidé de quitter son mandat de conseiller municipal, une décision peu surprenante au vu du contexte politique actuel. Après la réélection de Thierry Lavit à la mairie, Capel a exprimé des réserves quant à la transparence et au fonctionnement démocratique de l’institution, en raison notamment de l'organisation des conseils municipaux en semaine. Cela l’empêche d’assister régulièrement aux réunions en raison de ses obligations professionnelles en dehors du département.
Dans son communiqué, il s'est déclaré : "Le climat postélectoral m’empêche de remplir pleinement mon rôle d'opposant. Les conseils se tiennent majoritairement le mardi, et mes engagements professionnels rendent mes participations quasi impossibles." De cette impossibilité, il tire des conclusions sur l'absence de véritable espace pour l'opposition, qu'il juge en contradiction avec les principes démocratiques.
Un appel à la réévaluation des pratiques
Capel a souligné des lacunes dans la représentation de l'opposition au sein du conseil, évoquant un cadre régulier qui restreint l'accès à l'expression pour les conseillers de l'opposition. Critiquant le maire pour avoir abordé des sujets controversés sans lien avec la gestion municipale, il a déclaré que "cela tournait en une volonté manifeste de diminuer le rôle de l’opposition". Des témoignages d'autres élus confirment cette atmosphère tendue et la difficulté de faire entendre des voix discordantes.
"Je refuse de me plier à des pratiques que je désapprouve, qui relèvent d'une forme de déni démocratique", a-t-il poursuivi. Capel a remis sa démission par courrier au préfet et envisage désormais d'agir directement pour soutenir les citoyens et les initiatives associatives locales.
"Je respecte le choix des Lourdais", conclut-il, tout en promettant de surveiller avec vigilance les manquements potentiels du Conseil. Il est fort probable que son départ soulève des questions sur la gouvernance à Lourdes et incite d'autres à se pencher sur l'efficacité des institutions locales. Ainsi, cette démission pourrait être le prélude à d'autres mouvements de protestation au sein de la municipalité, et peut-être un encourageant pour une mobilisation citoyenne plus active.







