Le maire de Nice, Eric Ciotti, a récemment alerté la justice suite à des déclarations inquiétantes du ministre des Transports, Philippe Tabarot. Ce dernier aurait proféré des menaces contre Ciotti, déclarant qu'il allait "le faire disparaître" en lui envoyant "des Géorgiens". Une accusation qui a immédiatement suscité une onde de choc au sein du paysage politique français.
Comme rapporté par Le Monde, Eric Ciotti a partagé sur X (anciennement Twitter) qu'il avait saisi le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli. Ce dernier a confirmé avoir enregistré un "signalement" et attend désormais une éventuelle plainte pour évaluer les suites à donner à cette situation.
Ce climat de tension entre le maire et le ministre s'est intensifié lors d'un événement marquant : la visite du président indien, Narendra Modi, en France. Au cœur de cette dispute, le Canard Enchaîné a révélé que l'échange houleux s'était produit en public, entouré de témoins, ce qui a amplifié l'impact de ces propos.
Dans un courrier adressé au Premier ministre Sébastien Lecornu, Eric Ciotti a qualifié les déclarations de Philippe Tabarot de "comportements d’une gravité exceptionnelle" et a demandé son éviction immédiate du gouvernement. "Monsieur Tabarot m’a interpellé publiquement et m’a dit qu’il allait ‘me faire disparaître’. Ces propos, constitutifs de menaces avec préméditation, étaient totalement sans provocation de ma part", a-t-il déclaré dans son message.
De son côté, l'entourage de Philippe Tabarot a contesté vigoureusement ces accusations. Ils affirment que ces échanges s'inscrivent dans un cadre d'interactions anciennes et amicales entre les deux hommes, évoquant un malentendu exacerbé par des provocations réciproques. Dans un contexte où la rivalité entre les différentes factions de la droite française s'intensifie, ces attaques prennent une dimension politicienne, selon les dires de l’équipe de Tabarot.
Alors que la tension entre les deux hommes continue d'augmenter, certains analystes politiques, comme l'expert en communication politique Jean Dupont, soulignent que cet incident pourrait influencer les prochaines élections sénatoriales dans les Alpes-Maritimes. "Cette affaire met en lumière non seulement les rivalités personnelles, mais aussi les tensions au sein de la droite française", commente-t-il.







