Jean-Michel Aulas a annoncé son retrait de son rôle d'opposant principal au conseil municipal de Lyon le vendredi 12 juin. Cette décision fait suite à une plainte pour viol déposée en mai contre l'un de ses anciens conseillers de communication. La présidente de la Métropole, Véronique Sarselli, a également retiré ses délégations.
Le groupe Cœur Lyonnais, qui regroupe des élus de droite, du centre ainsi que des représentants de la société civile, a pris cette décision au cours d'une réunion tenue deux jours après que l'affaire ait été rendue publique. Dans un communiqué, les responsables du groupe ont indiqué : « Jean-Michel Aulas, président du groupe, et Laure Cédat, vice-présidente, ont proposé de se retirer de la gouvernance pour préserver l'unité du collectif. » Malgré ce retrait, deux élus ont depuis quitté le groupe, exprimant des inquiétudes face à la situation, comme l'a rapporté Pierre Oliver, maire LR du 2e arrondissement : « On ne peut plus siéger avec eux. »
Dans un premier temps, Aulas avait résisté aux appels à se retirer de son poste de premier vice-président de la Métropole de Lyon où il siège depuis mars. Cependant, une plainte d’une jeune militante ayant participé à sa campagne a « déclenché » cette crise, selon les observateurs.
Les enjeux de cette affaire
Selon les allégations formulées dans la plainte, les faits auraient eu lieu en janvier dernier, dans un hôtel. La plaignante aurait informé Aulas et certains de ses proches dès février. Aulas a toujours affirmé avoir pris des mesures pour écarter le conseiller concerné, sans toutefois le congédier. L’avocate du directeur de communication a fermement nié les accusations en affirmant : « Il conteste toute allégation avec sérénité. »
Dans une déclaration au journal Le Progrès, Véronique Sarselli a indiqué qu'elle avait agi pour « garantir l’exemplarité et le bon fonctionnement de l'institution métropolitaine, actuellement en proie à une crise ». Elle a précisé que sa décision avait été prise « en parfait accord » avec Jean-Michel Aulas, soulignant qu'elle n'avait jamais eu l'intention de le démettre. « La loi ne me permet pas de prendre une telle décision », a-t-elle déclaré.







